Les pièces présentées dans ce Musée "virtuel" proviennent de toutes les Obédiences Maçonniques travaillant sur les cinq continents et à des Rites différents. Nous remercions les FF.'. ainsi que les Loges de toutes obédiences, qui par leurs dons contribuent à doter notre collection de pièces remarquables. 
Musée Maçonique d'Union et Travail
Le Collège des Officiers décide de créer une bibliothèque. Dans ce but, il nomme une commission de deux frères. Notons que la loge Modestia cum Libertate offre une trentaine de volumes en 1892. ce qui fait, aujourd'hui encore, la fierté de notre Loge, sans nul doute son Musée. Retraçons ici l'histoire de sa fondation et de ses premières années d'existence. La question du Musée est posée le 8 mai 1894 par le F Paul-Charles Stroehlin, à l'occasion d'un exposé sur La numismatique. Dans son rapport annuel, l'orateur de la Loge, le F John Renaud écrit « Le F Stroehlin a fait ses débuts par une conférence sur la numismatique, séance à laquelle il a su intéresser son auditoire, malgré son aridité apparente, en démontrant que c'est par l'archéologie que l'on apprend à connaître le degré de culture des nations» . A l'issue de son exposé, il présente une collection de bijoux et de médailles maçonniques. Enfin le 13 décembre, le F Stroehlin propose d'installer un médaillier dans les locaux et dit qu'il s'efforcera de constituer un Musée. Il prévoit l'installation de quatre vitrines dans la salle de conférence, une sera réservée à l'Alpina, une à des bijoux de loges, une à des Orients étrangers, et enfin la dernière aux Chapitres de Rose-Croix. Il invite les membres d'Union et Travail à l'aider dans son action et c'est au cours de l'exercice 1897-1898 que débute l'activité officielle du Musée. Voici ce qu'écrivait son fondateur dans le rapport d'activité de la Loge « Le Musée maçonnique de notre Loge a commencé cette année son activité officielle. Nous avons été honoré d'une lettre du Grand Maître de l'Alpina, le F Hausmann, approuvant notre entreprise, la rédaction de Alpina a bien voulu insérer des appels en notre faveur, afin de collecter d'autres bijoux ou médailles. Un moment important de la vie du Musée se situe en 1902, à l'occasion du Congrès maçonnique tenu dans les locaux de la rue Bovy-Lysberg. Une collection de photographies permet de prendre conscience de l'importance de l'exposition organisée pour cette manifestation. Une notice explicative, rédigée par le fondateur du Musée, rappelle les deux raisons qui ont amené la constitution du Musée, celle d'étudier le passé et le faire revivre. Il signale l'existence de musées et de collections. « Si le nombre de ceux qui s'intéressent à cette institution le permet, l'une des idées futures est de former les loges afin de contribuer à l'étude de documents et faire renaître le goût du passé dans nos ateliers.» 4 mars 1908, Je F Paul-Charles Stroehlin décède et en signe de deuil, la séance prévue durant la semaine est supprimée. La Salle du Collège des Officiers de l'immeuble de la rue Bovy-Lysberg portera le nom de Salle Stroehlin.
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