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Remerciements du VMC sortant (16.12.2015)

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VMC, mes TTCCFF\,

Après ma descente de charge le 7 octobre dernier, voilà officiellement le temps heureux des remerciements et de la gratitude.

C’est une coutume bien sympathique de notre loge et vous avez magnifiquement joué le jeu : le VMC descendant de charge reçoit un cadeau de ses FF\ ; on est approché discrètement et on peut alors faire un vœu ! J’avais un problème avec votre requête. Je n’ai besoin de rien, en fait : C’est vrai, des trucs inutiles qui me plaisent bien, j’en ai déjà assez.

Alors, alors ? Vous connaissez mon penchant pour l’activité cynégétique, ou plus prosaïquement pour la chasse. Après avoir disserté sur le vol du canard et du meneur qui laisse élégamment sa place dans leur élan triangulaire, je vais encore brièvement vous entretenir de la chasse, cette passion qui occupe la plupart de mes week-ends entre septembre et mars.

En forêt, sous les arbres, un peu partout, je cours après le gibier, que ce soit des sangliers, des chevreuils, des daims, des faisans, des perdreaux ou autres canards. ET ceci, soit au mirador, à l’affût, à la pirsch ou en battue plus organisée. Pour moi, comme ingénieur forestier, chasser me semblait venir de soi lorsque l’on gère et s’intéresse à la chose forestière, aux arbres ou à la nature. En chassant, je me sens matière prenante de cette nature que j’aime et dont j’ai la chance de m’occuper très modestement.

D’ailleurs, je pense souvent à cette phrase de Pline l’Ancien qui a dit : les arbres et les forêts passaient pour le suprême présent que la terre eût fait à l’homme. Ou cette autre sentence de Bernard de Clairvaux, le célèbre moine réformateur de la religion, fondateur de l’ordre cistercien et initiateur des Croisades au 12ème siècle ; sa remarque complète subtilement cette première citation : Crois-moi, car j’en ai fait l’expérience, tu trouveras davantage dans la forêt que dans les livres… Les arbres et les sols t’apprendront ce qu’aucun maître ne te dira…

Excusez ces digressions, je reviens à votre cadeau. Depuis longtemps, je rêvais d’une superbe lunette optique pour l’affût, à fixer sur ma dernière acquisition, une magnifique carabine à un coup. C’est cher ! Alors je me suis permis de vous proposer d’y participer… à votre guise !

Et je dois bien avouer, VMC, mes TTCCFF\, vous avez été extraordinaire, j’en étais presque gêné. Votre contribution m’a bien aidé et j’ai fait cette acquisition. Comme je ne pense pas que chacun d’entre vous imagine ce que cela représente, je me suis permis de prendre cette arme avec moi et vous pourrez la voir tout à l’heure, en chambre humide.

Soyez tous très chaleureusement remerciés pour votre générosité et votre geste tellement tangible pour moi ; j’en suis vraiment heureux et sincèrement reconnaissant. Un immense merci et avec ma profonde gratitude !

Je me suis aussi dit : oulahlah, ‘y en a évidemment qui n’aiment pas la chasse…. Mais bon, ce n’est pas si grave, parce que moi non plus, je n’aime pas toujours ce que font les autres !

Vous le savez, je suis plutôt chasseur de trophée et je l’assume ! Laissez-moi essayer de vous faire partager ce qu’est un trophée avec cette citation appropriée : Le trophée représente une histoire dans le temps, entre un animal et un chasseur. Cette histoire ne peut pas se partager avec quelqu’un d’autre. Elle se prolonge et s’éteindra avec le chasseur. Le trophée ne sera par la suite qu’un objet sans âme.

Je vais encore profiter de votre écoute pour vous parler d’armes, sous un angle différent avec une autre phrase assez amusante : si vous croyez que ce sont les armes qui tuent, alors vous devez aussi croire que ce sont les stylos qui écrivent des mensonges, les voitures qui roulent bourrées et les cuillères et les fourchettes qui font grossir !

Trêve de plaisanteries sérieuses, laissez-moi terminer avec une pensée d’Héraclite qui date de 450 avant JC, mais qui reste tellement d’actualité : elle évoque la St-Jean, la fête de la lumière et de la paix de Noël : l’harmonie suprême représente la coïncidence des contraires ; tout se fait, tout se défait dans la discorde.

Voilà, j’arrête là, c’est vrai que j’aimais bien vous parler comme VMC, vous deviez m’écouter, c’était plutôt cool, vous n’aviez pas le choix ! J’espère tout de même ne pas en voir trop abusé ! Au terme de mon vénéralat, je tiens aussi à vous dire merci pour le bonheur que vous m’avez accordé en me confiant cette fonction.

Elle prend du temps, surtout si l’on souhaite essayer de faire bien, de faire juste. Vous avez joué le jeu ; même si je percevais des fois des désaccords – c’est vrai que je ne m’en formalisais pas trop ! -, j’ai surtout senti votre appui et votre confiance. Merci !

Merci aussi au Coll d’Off, sans qui vous n’êtes pas grand-chose ! Malgré la lourdeur et la persistance de la fonction, chacun a tenté de tenir son rang et de respecter son serment du mieux qu’il pouvait. J’ai apprécié.

Finalement, j’adresse mes vœux les plus fraternels à Gérald Hettich, notre VMC, en lui souhaitant plein succès avec Union et Travail, une Loge solide, en forme et bien agréable !

Encore une fois, merci et je vous souhaite le meilleur pour de belles fêtes de Noël et une excellente nouvelle année, avec les vôtres, votre famille, vos amis et avec votre Loge !

 

 

J’ai dit !
           Roger B.

 

 

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